RÉFUGIÉS AU LIBAN: LE COMBAT DE MONTAHA ET SON FILS

RÉFUGIÉS AU LIBAN: LE COMBAT DE MONTAHA ET SON FILS
Montaha et son fils Dany, Réfugiés au Liban et Chrétiens d'Irak

Mountha DADO a 35 ans. Avec son mari Duraid Sameer Wadeea et son espiègle petit garçon Dany, 5 ans, ils ont appris à survivre comme réfugiés au Liban. Ils sont des réfugiés Chaldéens. ils ont trouvé un refuge temporaire à Beyrouth dans un logement minuscule d’une pièce dans le quartier de DEKWANA, RAJ. La famille paie un loyer mensuel de 200 dollars US.

Des Chrétiens « accusés de ne pas croire en Dieu »

Elle et sa famille ont du quitter l’Irak il y a 5 ans par leurs propres moyens pour fuir l’arrivée de Daesh et la « persécution des chrétiens accusés de ne pas croire en Dieu ».

Survivre comme réfugiés au Liban: un avenir incertain pour les Chrétiens d’Irak

Elle dit qu’elle n’a pas de futur ici au Liban. Elle pensait que le Président Trump accueillerait tous les chrétiens chrétiens d’Irak aux USA. Elle a attendu que le gouvernement américain les autorise à prendre l’avion. Elle a même suivi en 2016 une session de 3 jours organisée par l’ambassade des USA au Liban pour l’assister, elle et d’autres réfugiés au Liban, dans leurs démarches. L’avion n’est jamais venu les chercher. Elle aussi raconte qu’elle a des cousins en Australie mais que le lien de parenté est insuffisant pour obtenir l’asile.

Le HCR leur a reconnu le statut de réfugiés. L’église les aide un peu, leur fournit de la nourriture et leur permet de scolariser leur enfant unique. Elle n’a qu’un enfant car elle n’a pas les moyens d’en éduquer d’autres.

Le père de Dany travaille comme ouvrier dans une usine de lessive pour 300 dollars par mois 13 heures par jour.

Aujourd’hui ouvrier, auparavant manager d’un magasin

Auparavant en Irak, il était responsable général d’un magasin de meubles. Elle a étudié la psychologie pendant quatre ans à l’université. Elle travaillait en Irak à la télé SOUDARIA comme assistante en ressources humaines.

La première année de son exil Mountha pleurait tout le temps. Elle dit qu’elle s’est maintenant acclimatée mais elle ne veut pas retourner en Irak. Survivre comme réfugiée est devenu son leitmotiv. Elle considère que Daech est toujours en Irak. Elle raconte les tueries de Daech à Mossoul.

Elle a encore de la famille au Kurdistan. Elle attend pour les faire rapatrier en Australie ou aux USA.

Un manque d’attention accordée aux Chaldéens d’Irak réfugiés au Liban

Il lui semble un peu injuste que les Syriens reçoivent, à ses yeux, plus d’attention médiatique que les Irakiens. Elle dit que la presse du Vatican est venue la visiter elle et d’autres réfugiés chrétiens au Liban. Elle n’a pas eu de nouvelles depuis la visite. Elle souhaite maintenant tenter sa chance en France.

En cette période pascale, j’accompagne Mountha à l’église orientale de son quartier assister à la cérémonie du chemin de croix. Elle prie de toutes ses forces, peut-être pour que sa demande de vie meilleure pour elle et son petit garçon Dany soit un jour exaucée.

Réfugiés au Liban et Chrétiens d'Irak, participant à une célébration du chemin de croix
29 Mars 2019: Montaha YOUSSIF, participant avec d’autres réfugiés au Liban et Chrétiens d’Irak, à une célébration du chemin de croix à l’Eglise chaldéenne Notre Dame de l’Espérance, Beyrouth, Liban

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